Une synthèse des consultations du socle commun de compétences et des programmes de maternelle est disponible sur le site d’Eduscol.

Pour les consulter par vous-même et prévoir les futures consultations de l’année, vous pouvez vous rendre sur le site d’Eduscol.

Synthèse du programme de maternelle

Issu de la synthèse du ministère, il ne s’agit ni d’avis personnels ni de ceux de la circonscription.

« La consultation nationale sur le projet de programme met en évidence, de manière générale, un accueil favorable des équipes pédagogiques.

► Les enseignants apprécient le projet de programme en tant qu’il favorise la liberté pédagogique.
Ils estiment que le texte est porteur d’ambitions fortes pour l’école maternelle.

► Les contributions départementales et académiques mettent en évidence l’ approche transversale du projet de programme. La prise en compte de l’enfant dans sa globalité, de son développement et de ses besoins, est saluée. Les personnels ont été sensibles à certains termes (bienveillant, sécurisant) et verbes récurrents (s’exprimer, comprendre).

► Les missions de l’école maternelle décrites dans la première partie du texte sont plébiscitées.
L’attention portée à la posture de l’enseignant a toute sa place dans le programme. Les enseignants y voient une reconnaissance du rôle et de la spécificité de l’école maternelle et des compétences professionnelles qu’elle implique.

► Les personnels adhèrent pleinement à la partie Apprendre ensemble pour vivre ensemble.
Considérée comme la mission clé de l’école maternelle, elle fait de celle-ci un lieu de construction de l’individu et du citoyen.

► L’affirmation de la place du jeu comme modalité d’apprentissage est unanimement saluée. Les équipes pédagogiques y voient une façon de reconnaître les pratiques spécifiques de l’école maternelle, à l’encontre de toute primarisation.
► Les domaines d’apprentissage sont conformes aux attentes des enseignants. Trois éléments positifs notamment sont mis en avant :
– la priorité accordée au langage ;
– les premiers apprentissages mathématiques, dissociés des apprentissages scientifiques ;
– la place accordée aux deux domaines Agir, s’exprimer, comprendre à travers l’activité
physique et Agir, s’exprimer, comprendre à travers les activités artistiques
La consultation fait toutefois émerger des difficultés, des interrogations et des regrets.
► Les équipes pédagogiques perçoivent mal la structuration du texte et la logique d’organisation des enseignements. Elles regrettent l’absence de tableaux synthétiques qui rendraient le projet de programme plus opérationnel.
► La mise en œuvre des apprentissages est peu explicitée et jugée difficile. L’absence de
progressivité déroute les personnels.  D’importantes clarifications sont attendues en la matière.
► Le manque de lisibilité du texte est présenté comme un obstacle pour les enseignants, en
particulier ceux qui entrent dans le métier. Le projet de programme est difficilement accessible aux familles.
► Les domaines d’apprentissage comportent des lacunes, en particulier dans le champ de la
phonologie, du graphisme et de l’écriture.  »

Synthèse du socle commun de connaissance

Issu de la synthèse du ministère, il ne s’agit ni d’avis personnels ni de ceux de la circonscription.

«  Les domaines de formation posés par le projet de socle commun et leurs libellés concourent à la perception d’un texte plus transversal que le socle actuel. Dans ce contexte, l’intégration dans le projet de texte du domaine 2, « Les méthodes et outils pour apprendre », est très bien accueillie.
 Le projet de socle propose une approche du binôme « connaissances / compétences » qui est jugée équilibrée et qui apporte une clarification de la notion de « compétences » en contexte scolaire. En revanche, la « culture commune » mise en avant dans le projet est jugée insuffisamment explicite.
 Le manque de lisibilité du projet de socle commun pour les familles et son manque de clarté pour les personnels sont largement soulignés.

 La mise en œuvre du projet de socle commun est jugée délicate par manque d’opérationnalité du texte ; cela explique l’expression particulièrement forte d’un besoin d’accompagnement (sous la forme de ressources ou de formations).
 L’opérationnalité du projet est d’autant plus questionnée que les projets de programmes, qui doivent traduire le socle en commun en enseignements, ne sont pas encore connus. Le besoin de cohérence absolue entre le socle commun et les futurs programmes est largement souligné.
 Interrogés de manière plus précise sur les différents objectifs de connaissances et de compétences, les personnels sont unanimes pour reconnaître leur pertinence au regard des finalités du socle commun ; en revanche, ils sont nettement plus réservés quant à l’évaluation de ces objectifs, celle-ci posant indiscutablement problème: pour plus de la moitié des objectifs, les répondants s’accordent à dire que leur évaluation n’est pas facile.

 Malgré le caractère transversal du texte, l’ancrage disciplinaire de certains objectifs reste manifeste : ainsi « Pratiquer des langues vivantes ou régionales » est sans conteste le terrain de prédilection des professeurs de langues vivantes, tout comme les objectifs « Se situer dans l’espace et dans le temps » et « Comprendre les représentations du monde » sont très largement l’apanage des professeurs d’histoire-géographie.

 Si la prise en compte de l’évaluation dans le projet de socle commun fait l’unanimité, les principes d’évaluation posés dans le texte n’apparaissent en revanche pas très novateurs, ni faciles à mettre en œuvre.

 Le principe d’une évaluation bienveillante, qui reconnaît le droit à l’erreur, s’intéresse autant au processus d’apprentissage qu’à la performance et doit susciter l’engagement et la confiance des élèves, est plébiscité.
 La principale fonction de l’évaluation (parmi celles suggérées) est d’indiquer à l’enseignant où en sont les élèves dans leurs apprentissages pour qu’il puisse organiser son enseignement.

 Les opinions concernant les notes chiffrées et les moyennes sont nuancées ; c’est ce qui explique que le souhait d’être formé à d’autres méthodes d’évaluation que les notes et les moyennes soit très largement partagé, ce qui confirme une nouvelle fois de fortes attentes de la part des enseignants en matière de formation.

 En ce qui concerne la validation du socle commun, deux choses ressortent clairement : elle doit se faire à chaque fin de cycle ; elle ne doit pas se faire au niveau de chaque item de chacun des objectifs de connaissances et de compétences, témoignant ainsi du large rejet par les personnels du Livret personnel de compétences.

 Les modalités de validation finale du socle commun et de l’obtention du diplôme de fin de scolarité obligatoire font débat : validation finale du socle donnant lieu ou non à des épreuves nationales terminales anonymes, validation finale du socle entraînant automatiquement ou non l’obtention du diplôme de fin de scolarité obligatoire, disparition ou non des épreuves écrites du DNB…, autant de questions qui restent à trancher. »

Les commentaires sont fermés.